stage de sensibilisation Pastoraloup
Depuis cette année, je suis adhérent à l'association FERUS, qui oeuvre pour la protection des grand carnivores qui sont l'Ours, le Loup et le Lynx.

La population lupine française avait été exterminée après la seconde guerre mondiale. . Au même moment, l'heure est à la mondialisation, la course à l'importation de nourriture peu chère. Les éleveurs se voient dans l'obligation d'augmenter les rendements et la production. Le nombre de brebis gardées par un berger augmente pour diminuer les charges salariales. Les Chiens patou ne sont plus nécessaires pour défendre les troupeaux puisque le loup n'est plus là. De la même manière les parcs de regroupements de nuit pour protéger les annimaux disparaissent.
Mais malgré toutes ces mutations en faveur du productivisme, le pastoralisme français est en déclin. Pourquoi ?
Il est impossible pour un éleveur français de rivaliser contre la viande importée de Nouvelle-zélande. Làbas, les élevages intensifs permettent de produire si peu cher, que même en y ajoutant le prix du transport en bateau, nos éleveurs alpins ne sont pas compétitifs. Mais quelle est la qualité de cette viande que nous achetons à bas prix en grande surface ? A-t-elle le même goût que notre petit agneau qui a gambadé et mangé l'herbe de la montagne durant l'estive ? je ne pense pas. Et je ne parle pas du bilan Carbone...
Déjà à ce stade, c'est assez compliqué et il est difficile d'imaginer d'aider le pastoralisme français sans remettre en cause notre système économique actuel.

Le loup, lui, a le "malheur" de revenir pointer son museau en france où les éleveurs et bergers s'en seraient bien passés. Il a fait son retour depuis l'Italie il y a quelques années (les italiens ne les avaient pas tous tués). Evidemment face à des troupeaux peu ou pas gardés, le loup fait des dégâts. En quelque sorte, c'est la goute d'eau qui fait déborder le vase. Pourtant, le loup, comme tous les annimaux sauvages que la nature a créé, a sa place sur cette terre. Et finalement il apparaît comme le parfait bouc émissaire de tous les problèmes rencontrés par les éleveurs et bergers. Il est plus facile de focaliser sa haine et son désespoir sur un animal, qui a la particularité d'avoir un corps, d'être réel, et duquel on peut se VENGER, que de remettre en cause la politique de notre pays, le système économique mondial, nos habitudes alimentaires etc ...
D'une certaine manière je comprend les éleveurs et bergers qui sont les premiers victimes de cette supercherie. D'un autre côté voir le loup accusé d'être à l'origine des problèmes que nous avons créés me rend malade.
L'état, en autorisant des tirs de prélèvements aide à faire penser que c'est le loup le responsable, plutôt que de prendre des décisions vis-à vis des importations. Moyen assez simple et efficace pour se déculpabiliser.
Mais qui va protéger le loup ? Va-t-on voir une manifestation de loups dans la rue, expliquants qu'il ne sont pas du tout les principaux responsables de la crise que traverse le pastoralisme français ? ça serait chouette ! mais ça n'arrivera pas.
D'où mon investissement au sein du programme de soutien aux activités pastorales en zone à loup proposé par l'association FERUS ( programme PASTORALOUP). Aider les bergers à se protéger du loup c'est leur permettre d'avoir le temps de remettre en place les pratiques ancestrales de protection des troupeaux.
En gros : Troupeaux protégés = loups hors de danger
Ho, il reste du chemin à faire, mais il faut être optimiste. De plus en plus de bergers font appel aux bénévoles de FERUS pour la surveillance de nuit de leurs troupeaux. ( La présence humaine, repousse le loup )
Voilà. Je pensais seulement écrire quelques lignes pour présenter la diapositive du stage de préparation organisé par FERUS ! ! Pendant 4 jours, nous avons suivi des conférences, visioné des reportages, fait des rencontres, travaux pratiques, randonnées etc ... pour nous sensibiliser avec cette complexe problématique, et être le plus efficace en tant qu' "aide berger" cet été.

La population lupine française avait été exterminée après la seconde guerre mondiale. . Au même moment, l'heure est à la mondialisation, la course à l'importation de nourriture peu chère. Les éleveurs se voient dans l'obligation d'augmenter les rendements et la production. Le nombre de brebis gardées par un berger augmente pour diminuer les charges salariales. Les Chiens patou ne sont plus nécessaires pour défendre les troupeaux puisque le loup n'est plus là. De la même manière les parcs de regroupements de nuit pour protéger les annimaux disparaissent.
Mais malgré toutes ces mutations en faveur du productivisme, le pastoralisme français est en déclin. Pourquoi ?
Il est impossible pour un éleveur français de rivaliser contre la viande importée de Nouvelle-zélande. Làbas, les élevages intensifs permettent de produire si peu cher, que même en y ajoutant le prix du transport en bateau, nos éleveurs alpins ne sont pas compétitifs. Mais quelle est la qualité de cette viande que nous achetons à bas prix en grande surface ? A-t-elle le même goût que notre petit agneau qui a gambadé et mangé l'herbe de la montagne durant l'estive ? je ne pense pas. Et je ne parle pas du bilan Carbone...
Déjà à ce stade, c'est assez compliqué et il est difficile d'imaginer d'aider le pastoralisme français sans remettre en cause notre système économique actuel.

Le loup, lui, a le "malheur" de revenir pointer son museau en france où les éleveurs et bergers s'en seraient bien passés. Il a fait son retour depuis l'Italie il y a quelques années (les italiens ne les avaient pas tous tués). Evidemment face à des troupeaux peu ou pas gardés, le loup fait des dégâts. En quelque sorte, c'est la goute d'eau qui fait déborder le vase. Pourtant, le loup, comme tous les annimaux sauvages que la nature a créé, a sa place sur cette terre. Et finalement il apparaît comme le parfait bouc émissaire de tous les problèmes rencontrés par les éleveurs et bergers. Il est plus facile de focaliser sa haine et son désespoir sur un animal, qui a la particularité d'avoir un corps, d'être réel, et duquel on peut se VENGER, que de remettre en cause la politique de notre pays, le système économique mondial, nos habitudes alimentaires etc ...
D'une certaine manière je comprend les éleveurs et bergers qui sont les premiers victimes de cette supercherie. D'un autre côté voir le loup accusé d'être à l'origine des problèmes que nous avons créés me rend malade.
L'état, en autorisant des tirs de prélèvements aide à faire penser que c'est le loup le responsable, plutôt que de prendre des décisions vis-à vis des importations. Moyen assez simple et efficace pour se déculpabiliser.
Mais qui va protéger le loup ? Va-t-on voir une manifestation de loups dans la rue, expliquants qu'il ne sont pas du tout les principaux responsables de la crise que traverse le pastoralisme français ? ça serait chouette ! mais ça n'arrivera pas.
D'où mon investissement au sein du programme de soutien aux activités pastorales en zone à loup proposé par l'association FERUS ( programme PASTORALOUP). Aider les bergers à se protéger du loup c'est leur permettre d'avoir le temps de remettre en place les pratiques ancestrales de protection des troupeaux.
En gros : Troupeaux protégés = loups hors de danger
Ho, il reste du chemin à faire, mais il faut être optimiste. De plus en plus de bergers font appel aux bénévoles de FERUS pour la surveillance de nuit de leurs troupeaux. ( La présence humaine, repousse le loup )
Voilà. Je pensais seulement écrire quelques lignes pour présenter la diapositive du stage de préparation organisé par FERUS ! ! Pendant 4 jours, nous avons suivi des conférences, visioné des reportages, fait des rencontres, travaux pratiques, randonnées etc ... pour nous sensibiliser avec cette complexe problématique, et être le plus efficace en tant qu' "aide berger" cet été.
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